|
Marie-Claire
Lallemand-Méheut conçoit
et réalise ses bijoux à partir de
matériaux nobles. Contact
: mcmeheut@numericable.fr |
![]() |
![]() |
Perles à chevron ou Rosetta Elles
auraient été fabriquées entre 1490 et
1500 par des verriers vénitiens ou d'Alexandrie. Il
s'agissait de perles de troc utilisées pour les
échanges marchands avec l'Afrique mais leur diffusion
restait limitée aux notables. |
| Eléments
décoratifs à la cire perdue Leur
fabrication débute par le modelage d'une sculpture en cire,
laquelle est ensuite enrobée d'un moule en
matériau
réfractaire, le
banko,
composé d'argile, de sable fin et de fines particules
d'éléments orgqaniques (poudre de charbon de
bois,
crottin de cheval...)
Un creuzet, remplit de morceaux de bronze, est déposé sur un lit de braises jusqu'à la fusion totale du métal, qui intervient au bout de 1 h 30 environ à 1000 ° C. Le métal en fusion est rapidement versé dans le moule, par un cône de coulée préparé à l'avance, et prend la place de la cire qui fond et est récupérée dans une callebasse remplie d'eau. La transformation cire-bronze est terminée. Après la solidification et le refroissement du métal, le moule est cassé pour en extraire l'objet, lequel subit ensuite un long travail de finition. |
|
![]() |
Les
perles de verre mosaïqué ou Millefiori
C'est à partir du XIIème siècle que la République de Venise est devenue le centre de la verrerie. Elle présentait en effet de nombreux avantages, comparée à ses concurrents qu'étaient la Bohème, l'Egypte et la Hollande. En 1490, les autorités obligent les verriers à quitter Venise pour l'île de Murano, en raison des risques d'incendie que leur activité présentait pour la ville. Les artisans sont fortement influencés par les objets de verre complexes datant de l'antiquité égyptienne et romaine. Ils réinventent le procédé d'étirage de cannes de verre creuses qui permet la production en série de perles de dimensions diverses. L'étirage consiste à fixer un globe creux de verre en fusion sur deux plaques métalliques munies de tiges. Deux hommes tenant chacun une tige se déplaçent en sens inverse pour étirer le verre. La bulle d'air initiale en s'allongeant provoque un orifice sur toute la longueur du tube qui est ensuite fragmenté en baguettes, puis en perles. Les perles sont enfin parachevées par traitements thermiques ou par meulage. Actuellement, les verriers de Murano utilisent encore des méthodes de fabrication inchangées depuis des siècles, lesquelles demeurent toujours secrètes. On sait seulement qu'elles nécessitent 15 étapes séparées pour produire un millefiori. |